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Boletín CF+S > 14 -- Hacia una arquitectura y un urbanismo basados en criterios bioclimáticos > http://habitat.aq.upm.es/boletin/n14/nequinox.html

Edita: Instituto Juan de Herrera. Av. Juan de Herrera 4. 28040 MADRID. ESPAÑA. ISSN: 1578-097X


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Equinox 2000 theorie & pratique de la conception de l'energie technologies durables pour le nouveau millenaire au Parlement européen, le 27 septeme 2000.


Equinox 2000 est un projet subventionné par l'UE Thermie. Il fait la promotion du développement durable. Un congrès s'est tenu au Parlement européen le 27 septeme 2000.

L'action politique lance un agenda vert. Paul Lannoye, le chef des Verts a pris l'initiative d'organiser la conférence Equinox2000 au Parlement européen le 27 septeme 2000.

La qualité environnementale et la qualité de la vie peuvent être grandement améliorées si la volonté politique les soutient avec des subventions adéquates. Assez de paroles, assez de papiers et de discussions, des actions maintenant.

Equinox 2000 expose quelques projets européens innovants et démontre que nous connaissons les ambitions, nous possédons les technologies, les concepteurs et la compétence pour réaliser des transformations majeures. Les conférenciers ont réuni les problèmes et leurs solutions. La question actuelle est celle-ci : l'Union européenne est-elle capable de diriger sa politique et ses financements vers une réalité significative et ne se contente-t-elle pas d'une poignée de projets qui s'assoyent dans le paysage comme des objets d'art. Cette transformation doit être menée àl'échelle globale et à l'échelle locale. Les initiatives à toute petite échelle ne suffisent plus. Seules des institutions comme l'Union européenne possèdent la structure et les finances capables de réaliser ces changements globaux et vitaux pour la survie de nos communautés. Les conférenciers ont montré comment ces transformations peuvent réaliser des projets remarquables car ces projets n'exigent que peu (ou pas du tout) plus de subvention que des projets ordinaires. Ce dont ils ont cruellement besoin, c'est de politiciens qui veuillent prendre le risque des réaliser des actions différentes de l'habitude et qui soient déterminés à les faire sortir de terre.

Que peut-on faire.

Les participants:



Paul Lannoye: Président du Groupe des Verts au Parlement européen, représenté par son assistant Dominique Berger.

(plannoye@europarl.eu.int)

«En tant qu'assistant de Paul Lannoye, je vous souhaite la bienvenue dans la salle des Verts du Parlement européen qui, traditionnellement, motivent, apprécient ou rejettent les actions de la Commission. Il a invité le groupe d'étude TAPED en vue d'entendre et de d'annoncer les développements actuels et futurs de la lutte pour l'écologie urbaine car il y a peu de politique générale concertée au Parlement européen, dans le groupe des Verts ou à la Commission européenne.»

«Déjà pour la bio construction, nous en sommes réduits à des recettes traditionnelles : employez des matériaux aimables, ventilez les émanations chimiques sournoises, choisissez des matériaux non-assassins, économisez les ressources (elles ne se renouvellent pas), protégez-vous des radiations électriques, ne respirez plus les gaz toxiques, n'agrandissez pas le trou d 'ozone, n'avalez pas de dioxine, etc. à qui demander tout cela en détail : il n'existe pas de code européen qui puisse materner les usagers ni un code civil ou un décalogue : permis/pas permis.»

«Cependant, de son côté, Ecolo Belgique a beaucoup réfléchi aux règles générales de l'habitat et de son milieu, de façon globale (la seule façon écologique) et tenté de motiver les centres d'études analytiques et de les harmoniser.»

«Ecolo propose de répandre l'écoconstruction par persuasion et par une fiscalité motivante, d'entreprendre des expériences officielles (pour leur effet pédagogique et leur seuil d'efficacité), de récompenser les économies d'énergies et leur production naturelle, de punir les pollutions et les gaspillages de ressources, de garder ses déchets chez soi, de protéger les éco-associations, etc.»

«Il faut éclairer puis fédérer les acteurs.»



Dennis Sharp, Dennis Sharp Architects, Londres

(sharpd@globalnet.co.uk).

Critique d'architecture.

Dennis Sharp se centre sur l'esthétique de la soutenabilité et l'excitante nouvelle expression formelle d'une architecture plus en harmonie avec la nature et le sentiment humain. Il montre quelques prototypes «d'arcologie» (architecture + écologie). Sharp démontre comment il est possible de concevoir des villes qui, à la fois, sont autonomes en énergies et encouragent les relations sociales. L'erreur des années soixante, c'était la volonté de baser une architecture uniquement sur la forme et la fonction. Une ville sans culture, ni art, ni expression est un objet sans âme et n'a pas sa place dans un développement durable. Un bel exemple est celui de Bilbao dont les efforts très réussis de rénovation et de développement durable ont utilisé la culture (le musée Guggenheim) comme moteur de changement.



Margot Wallström: Commissaire européenne pour l'Environnement, représentée par Herbert Aichinger: chef de la direction générale Environnement

(herbert.aichinger@cec.eu.int).

Située plutôt dans ses compétences personnelles, l'intervention est complémentaire au thème général : les économies d'énergie et leurs priorités ont été très clairement développées par M. Aichinger.

L'ingenierie verte:

Programmes : production en cogénération, énergies renouvelables, efficacité énergétique, diminution continue du coût de l'énergie, coefficient trop lent de remplacement du parc immobilier, faible conviction chez les acteurs de la construction,

Instruments de l'EU : démonstrations technologiques THERMIE; Recherche & Développement, planification énergétique régionale et urbaine:

Dans le futur : matériaux de la construction innovants, économes en énergie et recyclables, procédés de construction qui intègrent des aspects de faible énergie, intégration à grande et à petite échelle des solutions de chauffage et de rafraîchissement ; remarque : les retours d'investissement (IRR) peuvent dépasser 20%, technologies prioritaires de la construction:



Lucien Kroll: architecte AUAI

(kroll@brutele.be, http://homeusers.brutele.be/kroll).

Les gens, la politique et l'environnement.

L'antimarchandisation est en route, lentement et même courtoisement: dans l'écologie aussi, il faut lutter pour resituer les économies d'énergies dans leur contexte civilisationnel car dépenser ou économiser, c'est toujours marchandiser la planète! Dans chaque projet, les «trois écologies» doivent se coordonner: la sociale, la mentale et la physique (l'ingénierie verte). La procédure française de Haute Qualité Environnementale est seule de son espèce : elle est miraculeusement «holiste» car elle place les intervenants dans l'envie de réussir et elle leur impose de répondre à la fois à toutes les questions d'environnement et d'équilier leurs contradictions. Le Lycée Technique de Caudry dans le Nord-Pas de Calais en est le premier exemple complet.



Yasmin Shariff, Dennis Sharp Architects

(sharpd@globalnet.co.uk).

Explication des projets choisis.

Si les concepteurs compétents européens sont tellement sous-employés, c'est largement parce que la plupart des instances gouvernementales qui construisent des bâtiments n'arrivent pas à comprendre que les économies d'énergies nécessitent des investissements plus importants qu'à l'habitude pour réussir à diminuer les frais ultérieurs. Puisque ces institutions sont très conservatrices, elles commandent les bâtiments les plus conventionnels: ils sont incapables de prendre des risques nouveaux. Les projets européens les plus progressistes se font en Allemagne et aux Pays-Bas, parce que leurs gouvernements soutiennent les initiatives neuves plus que leurs voisins. En Grande Bretagne, où 40 % du bâti est public, on parle, on écrit et on dit beaucoup de choses sur la durabilité mais on en construit très peu.



Ekhart Hahn, Université de Dortmund

(oekocity@aol.com).

Changement environnemental.

L'énergie fossile s'épuise et devient hors de prix mais le vrai désastre, c'est le désintérêt de nos dirigeants devant les lois de la nature. Le rapport undtland et récemment GEO2000 nous enjoignent de réduire non seulement le CO2 mais toutes les émissions polluantes d'un facteur dix au cours de ce siècle. Pour cela, il nous faut dépasser cette phase fossile d'industrialisation «dinosaurienne». Un changement fondamental nous fera abandonner notre technologie lourde de «tanker industriel» et choisir une autre, «postindustrielle de voilier». Les voiliers exigent une coopération avec la nature et les hommes: voilà un bel exemple pour la construction.



Jon Kristinsson, Université Technique de Delft

(arch@kristinsson.nl).

Architecte, intervention dans la construction.

Divers aspects de la construction durable: à y bien regarder, le processus de construction n'est que le quatrième point de la liste des priorités:

  1. réorganisation ou réutilisation plutôt que démolition,
  2. où construire: accessibilité de nos bâtiments aux transports publics,
  3. conditions spatiales, flexibilité et beauté durable,
  4. qualité de la construction : de quoi les générations futures souhaiteraient hériter.
Son projet de Schiedam illustre bien ces concepts : la durabilité y est poussée. Par exemple, en énergie il réalise 95 % d'économies (facteur vingt, d'après Amory Lovins).



Pierre-Augustin Lefèvre: architecte, professeur à l'Ecole d'Architecture de la Villette, Paris

(pierre.lefevre@wanadoo.fr).

Ecologie Urbaine.

Il trace l'historique de la Haute Qualité Environnementale française, de ses succès et de sa banalisation. La HQE a suivi le label de la Haute Performance Energétique, administrativement. Une série de cibles a été définie mais le bâtiment n'étant pas autorisé à expérimenter, aucun surcoût n'ayant été admis dans le logement social, celui-ci n'a pas pu en profiter. Ce sont les Régions, et tout d'abord, celle du Nord-Pas de Calais, qui ont exigé la HQE pour leurs lycées techniques : le premier chantier, construit à Calais s'est vu coloré en vert alors qu'il était initialement couleur argent. Le deuxième lycée, construit à Caudry réussit à saisir l'occasion d 'innover. Déjà le troisième se veut en HQE «banalisée» : cela pourrait signifier qu'automatiquement tous les lycées doivent réaliser la HQE ou bien qu'un niveau plus banal y suffira? Heureusement, l'UE attribue des financements au développement durable ! Ceci crée une émulation saine, sans pour autant garantir les conditions d'études, de leurs financements, de leurs délais et de leur réflexion. Voilà le danger de se contenter de déclarations et de promesses superficielles sans les incorporer dans une construction sévèrement évaluée.



Peter Thoelen: VIBE (Institut Flamand pour la construction et l'habitation Bio-Ecologique), Berchem

(info@vibe.be).

A un point de vue bio écologique, les constructions en basse énergie sont, bien sûr, une priorité dans la construction durable. Pourtant, les économies d'énergies ne sont qu'une partie de la vision globale de la bio écologie. D'autres critères sont nécessaires: la gestion de l'eau, la consommation d' espace, l'emploi de matériaux renouvelables et accessibles localement. De plus, si nous voulons réduire l'impact sur la surface de la terre, de nos notions occidentales et de nos standards modernes de vie, nous devrons les redéfinir.



Henri Simons: Echevin de l'Urbanisme, de la Participation et de la Coordination du Logement de la Ville de Bruxelles

(berghmans@gial.be).

Investir la Ville.

À la fois dans l'administration et chez les promoteurs, Henri Simons s'est attaché à transformer patiemment en développement durable, les sinistres habitudes de «bruxellisation» (démolir, souvent illégalement pour construire des objets brutaux sans rapport avec le lieu, les gens, le passé, l'avenir, etc.). La participation des citoyens est une condition naturelle et ses outils sont les suivants :



Fecha de referencia: 13-12-2000

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